mercredi 31 octobre 2012

Donner un sens à ses douleurs


Après vingt ans d’expérience et plus de huit mille consultations individuelles, Michel Odoul, fondateur de l’Institut français de Shiatsu, propose de mettre en perspective le lien corps/esprit de plus de trois cent maladies et traumatismes dans son livre « Dis-moi où tu as mal : le lexique ». Extraits.




Il est intéressant de constater que notre époque moderne, qui développe de plus en plus la communication vers l’extérieur, est aussi celle de l’éloignement de soi. Notre science, nos scientifiques et nos politiques qui voudraient tant tout savoir ou maîtriser, sont dramatiquement effrayés dès que l’on parle de l’ « homme » ou d’humanisme. Ces dimensions que l’on ne peut ni chiffrer ni contrôler font peur, alors on les évite, on les fuit. C’est cette fuite qui fait, entre autres, le lit des sectes et de nombreux thérapeutes gourous, trop heureux de s’engouffrer dans un domaine délaissé et si vaste que tout et n’importe quoi peut y être dit ou fait.

Cet état de fait génère une psychose aggravante, puisque aujourd’hui tout ce qui parle de ces dimensions devient suspect. Ce n’est pas un rapport fait à la va-vite (quelques heures) par des parlementaires ne pouvant arguer de compétences particulières qui peut permettre que cela change, bien au contraire.

Cependant, qu’on le veuille ou non, les dimensions subtiles de l’être humain s’expriment tous les jours. Pour pouvoir les comprendre et accéder à leur sens profond, il nous faut accepter que le paradigme qui les concerne soit différent de celui du regard mécaniste. Il en est ici comme des différences fondamentales qui existent entre les physiques classique et quantique. L’une se préoccupe du pondéral et du macroscopique et l’autre, du subtil et du microscopique. Elles ne s’excluent pas, contrairement à ce que certains voudraient. Elles ne s’intéressent pas aux mêmes niveaux tout en étudiant la même chose. Le lien entre elles, comme pour l’humain, est un principe de cohérence. Nous devons l’accepter car c’est lui qui permet d’unifier la connaissance et ses différents paradigmes, non pas antagonistes, mais complémentaires. Accepter cette idée, c’est se donner la possibilité de lire ce lien à travers le langage du corps. [...] Associé à des pathologies types, ce livre a pour but de vous aider à mieux accompagner les autres (ou vous-mêmes) vers l’état de santé, en donnant un sens à ce qui nous arrive. Cela est fondamentalement nécessaire car si, bien souvent, les autres (amis, médecins, psychologues, thérapeutes, guides spirituels) peuvent nous aider et même parfois nous soigner, nous sommes en revanche les seuls à pouvoir nous guérir. [...]


Les relations corps/esprit


 

Il me semble difficile de comprendre les relations entre le corps et l’esprit, et par conséquent la signification des maux du corps par rapport aux bleus de l’âme, si nous n’élargissons pas le regard que nous portons sur l’homme et la vie. Si nous restons en effet au stade de l’homme « machine », composé de pièces indépendantes et interchangeables en fonction des progrès techniques de la science, les relations que j’ai faites dans mon précédent livre ou que je fais dans celui-ci vont sembler tenir de la magie, de la voyance, de l’imaginaire ou du délire. C’est bien là que se situe la question, à savoir comment et pourquoi relier les manifestations physiques, les symptômes, les maladies ou les accidents avec ce qui se passe, ce qui se joue en nous ? L’observation mécaniste ne peut pas le faire car son regard est trop collé au symptôme, son champ d’observation trop restreint, que ce soit dans le temps ou dans l’espace. Cela l’empêche d’aller chercher la vraie cause qui ne peut alors se justifier que par le hasard (accident) ou par des éléments qui nous sont extérieurs (virus, microbe, nourriture, environnement, etc…).

En élargissant notre regard et en observant l’homme dans sa globalité physique ou temporelle, nous allons pouvoir à nouveau relier les différents niveaux qui composent son existence, lui donnant sa dimension véritable, qui est avant tout spirituelle. Nous pourrons alors peut-être comprendre la raison d’être de l’homme et, par conséquent, les raisons de son mal-être.

L’Orient nous propose une image fort intéressante pour représenter ce véhicule particulier qu’est notre corps physique et ce Chemin de Vie sur lequel nous avançons. Cette image de Calèche qui avance sur le Chemin de Vie, tirée par les chevaux de nos émotions et conduite par le Cocher de notre mental, illustre parfaitement l’idée de relation entre conducteur et véhicule, entre confort et façon de conduire, la place majeure étant donnée au voyageur caché, ce Non-Conscient qui connaît l’itinéraire mieux que le Cocher.

En tout cas, si nous acceptons l’idée de relation directe entre le corps et l’esprit, il devient alors intéressant de connaître le sens des manifestations physiologiques. Elles deviennent les points d’appui de notre réalisation, ce à travers quoi elle s’exprime. Ces manifestations peuvent être aussi un remarquable moyen de décodage et de compréhension de la partie que nous jouons, de ce qui se passe en nous. Notre corps se transforme alors en un extraordinaire outil de connaissance. Encore faut-il essayer de déchiffrer et de comprendre à travers quels processus types il s’exprime...

Dis-moi où tu as mal - Le lexique, Michel Odoul
Albin Michel (Janvier 2003 ; 288 pages)

lundi 29 octobre 2012

Un sourire pour guérir


Conférence faite à Paris, au Zalon Zen en octobre 2012.
La puissance du sourire, qu'il soit extérieur ou intérieur en tant que moyen d'autoguérison d'une part et de méthode relationnelle et d'ouverture sur le monde.
 
JEAN PÉLISSIER 
 
 

dimanche 28 octobre 2012

Oser exister...

Oser exister...

Le 21 décembre 2012 sera le jour le plus court de l'année et, selon certaines prophéties, la « fin du monde ». L’occasion pour ARTE d’inviter les réalisateurs à proposer leur regard sur ce sujet (en seulement 2 minutes), et pour l’INREES de vous présenter le film « Oser exister » réalisé par Sébastien Lilli.
© Sébastien Lilli
La fin est-elle vraiment fin ? Cette question nous interroge tous. Elle nous fascine et inquiète certains d’entre nous... Doit-il réellement se produire quelque chose le 21 décembre 2012 ? Les Mayas ont-ils réellement prédit la fin du monde ? Ou le début d'une nouvelle ère ? Dans un peu moins de 60 jours maintenant, nous aurons certaines réponses... mais l'important n'est-il pas d’accueillir dès maintenant le changement pour ce qu’il est : une ouverture vers un monde nouveau où tout est en devenir ? 

Thématique toute trouvée pour ARTE qui organise en ce moment même un grand concours sur son site internet, afin d'inviter ainsi les réalisateurs à proposer leur regard sur cette fameuse date. Un évènement qui offre une visibilité aux jeunes cinéastes. L'occasion de vous présenter le film Oser exister, un court métrage réalisé par Sébastien Lilli avec la participation de l'INREES : 


 

Votez pour ce court-métrage...


1/ Rendez-vous sur le site ARTE.tv dans la catégorie Le jour le plus court
2/ Inscrivez-vous et confirmez votre inscription par email
3/ Dirigez-vous sur la page du film Oser exister
4/ Attribuez-lui votre note (jusqu'à 10), puis validez votre vote

Et partagez la vidéo à vos amis, en attendant peut-être un jour INREES Cinéma !

mardi 23 octobre 2012

Nos pensées et nos intentions influencent-elles la réalité ?




Nos pensées et nos intentions auraient-elles la capacité d’influencer la réalité ? De changer notre vie et celle des autres ? D’après de nombreuses expériences scientifiques en physique quantique, cette idée ne semble plus irrationnelle. Explications avec la journaliste scientifique américaine Lynne Mc Taggart.

Et si nos pensées exerçaient une influence sur la réalité physique ? Et si la vigueur de nos intentions, focalisées sur ce que l’on souhaite vraiment, avait le pouvoir d’induire de véritables changements dans notre vie et de façonner le monde qui nous entoure ? Le Secret, best-seller de Rhonda Byrne, traduit en quarante-six langues, évoquait déjà en 2008 la loi de l’attraction de la pensée. Selon l’auteure, il suffit de visualiser l’objet de nos désirs et d'être convaincu qu’on l’aura pour qu’un message soit alors envoyé à l’Univers, qui se débrouillera pour réaliser notre souhait dans n’importe quel domaine : amour, santé, bonheur mais aussi pouvoir, argent, biens matériels, etc. Une recette simpliste, généreusement saupoudrée de « magie » et de « new age », un peu dure à avaler pour les plus cartésiens – qui taxèrent ce livre de « tissu de mensonges » -, et trop difficile à digérer pour les plus ouverts d’esprit– qui reprochèrent à l’auteure de mélanger ambitions matérialistes et spiritualité.


La même année pourtant, Lynne Mc Taggart, auteure à succès de réputation internationale, journaliste scientifique américaine primée et figure de proue parmi ceux qui se consacrent à l’étude de la conscience humaine, publie un ouvrage révolutionnaire, intitulé La Science de l’intention, dans lequel elle démontre, expériences et données scientifiques à l’appui, que la pensée dirigée ne serait pas une simple croyance et pourrait bien influencer la réalité.

A en croire différentes conclusions de recherches sur la conscience humaine dans le domaine de la physique quantique, menées par d’éminents scientifiques du monde entier -comme le physicien Fritz-Albert Popp de l’Institut international de biophysique ou le Dr Gary Schwartz, professeur de psychologie, de médecine et de neurologie à l’université de l’Arizona -, il semblerait, en effet, que ce potentiel sommeille en chacun de nous. « Les plus récentes études de l’effet de l’esprit sur la matière, précise la journaliste,semblent indiquer que l’intention a des effets variables qui dépendent de l’état du sujet, ainsi que du moment où il émet une pensée et de l’endroit où il se trouve. L’intention a déjà été employée dans maints domaines, notamment pour guérir les maladies, modifier des processus physiques et influencer des événements. Il ne s’agit pas d’un don spécial mais d’une compétence apprise et aisément enseignée. En réalité, nous utilisons tous déjà l’intention dans de nombreux aspects de notre vie quotidienne. »


Concrètement, qu’est-ce qu’une pensée ?

De nombreuses expériences semblent indiquer que notre conscience n’est pas enfermée dans notre crâne, mais semble être une « substance » qui irradie hors des limites du corps physique. Une énergie ordonnée capable de traverser l’espace et le temps. « On sait aujourd’hui que les pensées sont une forme d’émission de biophotons - ces particules de lumière porteuses d’énergie émises par tous les organismes vivants : plantes, animaux, êtres humains. Elles créent une énergie qui émane de nous en permanence, explique la journaliste scientifique. Le fait d’orienter ses pensées vers un objectif précis – ce que les scientifiques appellent « l’intention » ou « l’intentionnalité » - semble produire une énergie assez puissante pour transformer la réalité physique. »

Comment la pensée pourrait-elle influencer la réalité ? L’intention serait-elle une flèche d’information et d’énergie décochée par notre conscience et envoyée à l’Univers ?
 


« Cela suggère qu’il y a un moyen par lequel l’information est transférée et que le guérisseur, comme d’autres personnes d’ailleurs, est capable de se connecter à quelque chose de plus grand, quelque chose qui nous dépasse, qui va véhiculer la pensée », assure Marilyn Schlitz, chercheuse et présidente de l’Institut des Sciences Noétiques aux Etats-Unis. La physique quantique a, en effet, permis de mettre en évidence ce qu’on appelle le « champ du point zéro ». Un champ généré par les incessants mouvements d’énergie entre les milliards de particules subatomiques, composants de la matière de taille inférieure à celle d’un atome. Un champ auquel l’ensemble de la matière dans l’Univers est connectée grâce à de continuels échanges d’énergie. Lynne Mc Taggart présentait déjà dans son livre, Le Champ de la cohérence universelle, le concept d’un Univers interconnecté, étayé par des hypothèses scientifiques très sérieuses permettant de lever partiellement le voile sur certaines énigmes humaines passionnantes, allant de la médecine alternative – comme les thérapies énergétiques et l’acte de guérison à distance par exemple - aux perceptions extrasensorielles – comme l’intuition, la télépathie, les précognitions, etc. « L’acte de guérison à distance, explique Lynne Mc Taggart, est essentiellement un acte de pensée, une intention de guérir. Si c’est la jambe gauche qui doit être soignée, c’est vers elle que le guérisseur va envoyer l’intention en la dirigeant de manière précise. Comme beaucoup de physiciens quantiques, je suis convaincue que les guérisseurs, dans un « hyperétat » d’intense concentration sont capables d’exploiter ces pensées, pour en créer qui soient très cohérentes et énergisées, et de les projeter, peu importe la distance. Nous ne comprenons pas totalement ces mécanismes. Mais le modèle des biophotons nous permet de saisir que nous envoyons en permanence des instructions à l’Univers sous forme de rayonnements. Les guérisseurs, même à distance, sont, je pense, capables de rendre opérantes ces instructions en vue d’obtenir la guérison. »

Le magnétiseur Jean-Luc Bartoli confirme cette hypothèse : « L’intention au fond c’est quoi ? C’est de la compassion, c’est de l’amour que tu envoies à ton prochain. Moi, je dis tout le temps : ma main c’est le prolongement de mon cœur. Les passes magnétiques ne sont que de l’habillage technique dans le sens où l’intention pourrait suffire. Et pour moi, c’est exactement ce qui explique pourquoi cela marche à distance. »


Le pouvoir de la pensée et de l’intention a déjà été observé dans de tout autres circonstances. Au cours d’une étude américaine appelée « Love Study », impliquant plusieurs couples, l’un des partenaires devait envoyer à distance des pensées de guérison et de compassion à son partenaire malade. Aussi incroyable que cela puisse paraître, on a constaté une corrélation significative entre l’activité physiologique de celui qui émettait ces pensées et l’activité physiologique de celui qui les recevait. Sans le savoir, ce dernier réagissait instantanément. On a même observé, entre les deux partenaires, plusieurs phénomènes de synchronie entre différentes parties de leur corps: leurs ondes cérébrales, leurs rythmes cardiaques, les réponses galvaniques de leur épiderme…

Ce que des siècles de vision mécaniste nous ont appris à considérer comme irrationnel serait en train de devenir parfaitement plausible dans le monde quantique ! Nous nagerions donc dans un gigantesque champ d’énergie, dont nous faisons partie intégrante, et par lequel nous pourrions recevoir et envoyer de l’information, comme l’intention de guérir ou d’être guéri.


« Scientifiquement, explique le Dr Thierry Janssen, ancien chirurgien aujourd’hui psychothérapeute, des études nous ont permis de mieux comprendre la matière dans ces états les plus subtils. Notamment que deux photons ou biophotons jumeaux séparés peuvent continuer de communiquer. Il est intéressant de se dire que la matière, depuis la création du monde, est un grand continuum et que ce sont ces liens qui créent le vivant. J’aime cette phrase du Professeur Linus Pauling, prix Nobel de chimie et Prix Nobel de la paix qui disait : « La vie, ce n’est pas les molécules mais les liens qui existent entre elles. » Si l’on explore cette voie-là, on comprend mieux pourquoi deux individus séparés peuvent communiquer au niveau de l’intention, obtenir des effets sur la santé de l’un et de l’autre... Ces phénomènes de guérison à distance posent d’ailleurs une question très dérangeante pour l’esprit occidental : quels sont ces liens qui nous relient les uns aux autres, et qui relient tous les éléments du vivant ? »




« En s’envoyant et en recevant de l’énergie, précise Lynne Mc Taggart, les particules subatomiques créent, le temps d’un battement de paupière, des particules virtuelles. Ce petit échange ne représente pas beaucoup d’énergie, environ un demi-watt. Mais lorsqu’on additionne toutes les particules subatomiques qui font cet échange d’énergie à travers tous les éléments de l’Univers, on arrive à une quantité d’énergie inimaginable. Ce champ d’énergie géant, nous y sommes tous connectés, même aux plus lointains confins de l’Univers. Nous devons nous concevoir nous-mêmes comme autre chose qu’un ensemble d’éléments solides. Je ne suis pas seulement un paquet de cellules différent du vôtre. A un niveau quantique, nous sommes, vous et moi, comme des petits nœuds sur la même corde, nous faisons partie d’un immense champ d’énergie auquel nous sommes tous reliés : c’est cela, la réalité qui nous englobe. Nous envoyons en permanence de l’information à ce champ. Et c’est aussi par ce moyen que nous pouvons recueillir de l’information. C’est un réseau géant. »



Mardi 23 Octobre 2012 / Par Audrey Mouge -INREES-

La Science de l'intention, Lynne McTaggart
Editions Ariane (Mars 2008 ; 416 pages)

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ÉDEN iZEN
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samedi 13 octobre 2012

Shiatsu et migraines


Migraine et shiatsu 

Les migraines sont une véritable plaie pour qui en est victime. Douleurs au crâne, au cerveau, aux yeux, intolérance à la lumière et au bruit, sans parler de l’état psycho-émotionnel dans lequel on se trouve alors, tout est mieux qu’une migraine sévère. Le réflexe est souvent de prendre des cachets puissants. Pourtant, le shiatsu peut aider les personnes souffrantes de plusieurs manières.
Tout d’abord, rappelons avec une image la différence qui existe entre une migraine et un mal de tête. Le mal de tête donne l’impression d’avoir une bande serrée autour de la tête. Généralement une aspirine ou un paracétamol fluidifie le passage du sang et tout rentre dans l’ordre au bout d’une heure. Une migraine en revanche représente une douleur puissante, qui donne l’impression d’avoir le cerveau directement dans un étau. Cette douleur est insupportable, peut faire pleurer, grincer des dents de souffrance et aller pour certaines personnes jusqu’à de petites pertes de conscience.

L’approche du shiatsu

Tout d’abord, le shiatsu n’est jamais aussi bon que dans son rôle de thérapie préventive. Lorsqu’on connaît ses points faibles, il est toujours plus simple de prévenir l’apparition d’un symptôme que d’y faire face lorsque la tempête fait rage. La prévention c’est un peu comme l’entretien d’un jardin. Si vous coupez l’herbe régulièrement, vous aurez toujours un entretien facile, ne serez pas envahi et pourrez marcher librement, profiter de votre espace vert. En revanche, si vous attendez que l’herbe face 50 cm de haut, les tiges seront plus dures à couper, la masse de végétaux plus importante et votre tondeuse risque de ne plus suffire à la tâche. De plus, généralement, le sol que l’on découvre ainsi est remis à nu. C’est le même principe lorsque l’on traite un symptôme au plus fort d’une crise. Il est possible d’obtenir un effet antalgique sur une migraine, mais le problème de fond n’est pas réglé pour autant.
La douleur d’une migraine peut avoir différentes origines. La première est mécanique. Elle est due à un excès de tension de la nuque (stress) qui va bloquer le plateau de la première (et/ou seconde) cervicale, tirer sur la base du crâne et créer une tension sur le cervelet. Dans les cas les plus forts, le cervelet qui est aussi lié au nerf optique, va créer une douleur jusque dans l’œil. À problème mécanique, réponse mécanique et un massage de détente en profondeur des tissus musculaires va commencer à relâcher les tensions. Dans certains cas cela suffit, surtout si l’intervention se fait très tôt dans le processus migraineux.

Mais la migraine peut avoir également ses racines dans des troubles organiques, notamment en raison de la présence de toxines liées à l’environnement, à la mauvaise qualité de l’alimentation, aux allergies alimentaires, au stress sous toutes ses formes, aux régimes trop gras, à la détresse émotionnelle… Tout cela affecte des organes tels que le gros intestin, les reins, la vessie, la rate, le foie, la vésicule biliaire ou encore l’estomac. Autant dire presque tous les organes du corps. Il est possible bien sûr de trouver des typologies dans les migraines. Il y a les migraines liées aux cycles des hormones chez les femmes. Il y a les migraines qui débutent par les yeux et/ou le front. Il y a aussi les migraines qui démarrent à l’arrière de la tête. Il ne faut pas oublier les migraines qui démarrent sur les côtés notamment au niveau des tempes. Plus rarement on observe également des migraines qui s’amplifient à partir du sommet du crâne. Dans chaque cas, le thérapeute shiatsu pourra faire des rapprochements avec les organes et leur système énergétique, et affiner ainsi la réponse à apporter.

Une solution miracle ?

Il faut toutefois rester humble face aux migraines. Ce mal est puissant, surtout chez les personnes qui y sont sujettes de manière chronique. La médecine est aujourd’hui encore en train de progresser et d’étudier ce phénomène, mais bien des zones d’ombres restent présentes dans le traitement des migraines. L’origine est-elle sanguine, nerveuse, hormonale ? La science a encore du pain sur la planche à ce sujet. Le shiatsu lui aussi n’est pas une réponse absolue, loin de là. De plus, certaines personnes en phase de crise aigüe ressortent d’une séance avec une sensation de douleur plus forte encore. Alors que faire ?

Tout d’abord, penser qu’un shiatsu aux effets antalgiques n’apporte pas de solution, mais un confort temporaire. Ensuite, qu’au plus fort d’une crise, mieux vaut éviter de se faire traiter. Puis, choisir de « prévenir » par un traitement de fond quand tout va bien plutôt que de « guérir » lorsque survient une crise. 
Mais surtout il est important de revoir le mal dans un cadre plus global en tenant en compte le rythme de vie, l’intensité du stress, l’hygiène alimentaire et l’activité physique. Juste pour exemple, une personne qui boit beaucoup de café, mange sucré, ne fait pas de sport, fume et possède un travail stressant a 10 fois plus de chance d’être rapidement mal en point et de déclencher une migraine qu’un sujet lambda. Rappelez-vous toujours que la douleur à souvent un sens. Elle exprime ce que le corps veut dire. D’ailleurs, ce petit jeu de mots vous permettra de vous le rappeler : la maladie = le mal a dit.


Auteur : Ivan BEL, thérapeute shiatsu, professeur de shiatsu à l’Ecole européenne de massage


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